Le musée Mucha à Prague est vraiment génial !

Le musée Mucha est le musée le plus sympa de Prague. Au musée Mucha, vous vous s’émerveillerez devant les beautés dessinées par Alfons Mucha (1860-1939). Mucha est le maître de l’Art nouveau à Prague et plus grand peintre tchèque de son temps.


Un musée très bien situé et dédié au maître de l’Art nouveau, Alfons Mucha.


Après la visite du musée Mucha, je vous conseille de passer par la superbe boutique. Vous repartirez à coup sûr avec de jolis souvenirs et cadeaux ! A la fin de l’article, je vous indique tout ce que vous devez absolument savoir de la vie d’Alfons Mucha avant de visiter le musée.

Le musée Mucha de Prague est à ne pas louper ! 

Ouvert au public en 1998, le musée Alphonse Mucha présente sur 500 m2  la seule collection au monde consacrée à la vie et à l’œuvre de cette figure internationale de l’Art nouveau. La majorité des  pièces exposées proviennent de la collection privée de la famille Mucha et elles sont présentées au public en exclusivité.


L’exposition Mucha est organisée en 7 sections


Voici ce que vous allez pouvoir découvrir une fois dans le musée Mucha

  1. -Les panneaux décoratifs avec la formidable série Les heures du jour, série de lithographies en couleurs (1899).
  2. -Les affiches parisiennes avec notamment les affiches des pièces de la grande actrice et dramaturge parisienne Sarah Bernhardt mais aussi la très belle lithographie Zodiaque (1896).
  3. -Les documents décoratifs.
  4. -Les affiches tchèques.
  5. -Les peintures à huile.
  6. -Les dessins et pastels.
  7. -Les photographies et souvenirs personnels de l’artiste.

La belle boutique du musée 

C’est un passage obligé à la fin de la visite. La collection exclusive de cadeaux et d’affiches aux motifs inspirés des œuvres d’Alphonse Mucha saura vous charmer. Vous n’aurez que l’embarras du choix pour trouver quelques souvenirs parmi les affiches, sacs, bijoux, posters, carnets, calendriers et autres porte-clés… A voir ici.

Mucha Museum
Kaunický palác
Panská 7
Tél. +420 224 216 415
Tlj. 10h-18h
Tarif adulte 240 CZK (soit près de 10 EUR), tarif réduit 160 CZK (soit près de 6 EUR)

L’Hotel Mucha

On peut rester tout au long d’un séjour à Prague dans une atmosphère Mucha, je vous recommande chaudement l’accueillant Hotel Mucha. Bien situé près de la station de métro Florenc qui vous permettra de vous rendre très vite dans le centre et vous pourrez même rejoindre le musée Mucha à pied. De très bien dans le coin, il y a aussi BoHo Prague Hotel,  un superbe hôtel design qui est à deux pas du musée Mucha et que je vous recommandais déjà sur ce blog.

 

Mais qui était véritablement Alfons Mucha ?

Affichiste, illustrateur, peintre, architecte d’intérieur, décorateur… Comme vous l’apprendra le musée Mucha, l’artiste était tout à la fois. Né en Moravie en 1860, Alfons Mucha s’est vu à l’âge de 18 ans recaler par l’Académie des Beaux-Arts de Prague qui lui recommanda alors :


« Choisissez une autre profession où vous serez plus utile »…


Après des séjours à Vienne et Munich, c’est à Paris qu’il posa ses valises en 1887 pour continuer ses études tout en produisant une revue, en réalisant des affiches publicitaires et en illustrant des livres, des catalogues ou des calendriers. Deux ans plus tard, son mécène arrête de le soutenir mais il réussit à se faire employer à droite à gauche. Il commence aussi à illustrer un magazine de théâtre, dans lequel paraît son premier dessin de Sarah Bernhardt, en Cléopâtre.


Mucha est surtout connu pour son travail d’affichiste pour la grande Sarah Bernhardt.


Seul artiste disponible chez son imprimeur quand Sarah Bernhardt veut réaliser l’affiche de Gismonda, pièce qu’elle doit jouer au Théâtre de la Renaissance, Mucha se met au travail et le 1er janvier 1895, Paris se couvre de grandes affiches Mucha.


À Paris, le succès des affiches Mucha est tel que des amateurs n’hésitent pas à les découper.


Sarah Bernhardt l’engage alors pour un contrat de six ans et il réalise les affiches de Lorenzaccio, La Dame aux camélias, Hamlet et Médée. Il part ensuite aux États-Unis en 1906 pour y recueillir des fonds en vue de son œuvre maîtresse : L’Épopée Slave (Slovanská epopej). En 1914, la Grande Guerre éclate et Alfons Mucha revient définitivement en Bohême. Quatre ans plus tard, il dessine les premiers timbres tchécoslovaques et c’est aussi après guerre qu’il achève l’Épopée Slave (1910-1928) sur laquelle il travailla pendant vingt ans. Mucha meurt à Prague le 14 juillet 1939 d’une pneumonie à l’âge de 78 ans, quelques jours après avoir été interrogé par la Gestapo qui s’intéresse à lui du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie. Son corps est jeté à la fosse commune.

Outre le musée Mucha, vous apprécierez le travail de Mucha à la Maison municipale (Obecní Dům) ou à la cathédrale Saint-Guy, dans l’enceinte du Château de Prague, avec de magnifiques vitraux.

L’Épopée Slave de Mucha

Il s’agit d’une série de 20 tableaux, de 6 m sur 8 m pour les plus grands, peinte au retour de Mucha en Bohême (1910-1928). Elle représente l’histoire des Slaves, des origines jusqu’au 19ème siècle et l’œuvre a été présentée en 1928 lors de l’inauguration du Palais des foires de Prague (Veletržní Palác dans le quartier d’Holešovice), à l’occasion du 10ème anniversaire de la naissance de la Tchécoslovaquie.


Une œuvre léguée à la ville de Prague.


En faisant ce don généreux, le peintre n’avait posé qu’une condition : que Prague construise un pavillon spécial où son œuvre majeure serait exposée. Or ce vœu n’a malheureusement jamais été réalisé, c’est pourquoi son petit-fils John Mucha réclame aujourd’hui L’Épopée Slave alors que la Galerie nationale, qui l’a un temps exposée, la fait aujourd’hui voyager jusqu’au Japon, alimentant la polémique. L’oeuvre pourrait prochainement être montrée dans le Lapidarium de Výstaviště toujours dans le quartier d’Holešovice. L’art de Mucha survivra comme il a survécu aux nazis puis aux communistes. En témoignent les nombreux tatouages qui fleurissent et lui rendent aujourd’hui hommage !

Pour vous faire une idée des merveilles qui vous attendent au Musée Mucha,  jetez un œil à cette page Internet du musée Mucha.

 

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